Milieu Humain

 Géographie humaine et sociale

Langues et religions

 

Le Ghana, comme la majorité des pays d’Afrique d’ailleurs, est un pays extrêmement multiculturel voire métissé. Il est donc très difficile d’identifier une culture, une langue ou une religion comme étant dominante sur l’ensemble du territoire. Par exemple, le Ghana est le foyer d’une dizaine de langues répertoriées et de dialectes diverses. En voici une liste classée par pourcentage d’utilisation sortie du site officiel de la National Intelligence Agency des États-Unis après un sondage en 2000.

Asante  14.8%,
 Ewe  12.7%,
Fante 9.9%,
Boron (Brong) 4.6%,
 Dagomba  4.3%,
Dangme 4.3%,
 Dagarte (Dagaba) 3.7%,
Akyem  3.4%,
Ga 3.4 %
Akuapem 2.9 %
Anglais et autre 36.1 %

 

En voyant le spectre des langues fréquemment utilisées au Ghana et en tenant en compte le fait que le Ghana est une ancienne colonie anglaise, le fait que l’anglais soi demeurée la langue officielle depuis est évidente pour des raisons économiques et pratiques. Cependant, elle est toujours loin d’être universelle selon les statistiques accumulées quoique de plus en plus utilisée chez les nouvelles générations de ghanéens puisque c’est la principale langue utilisée dans les écoles.

Religions :

Fait intéressant : la religion ne semble pas liée à un groupe ethnique en particulier

« International Religious Freedom Report 2006 Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor”. USA state.gov. Retrieved December 17, 2014. »

Autre fait intéressant : malgré les profondes racines anglaises dans la société ghanéenne, le protestantisme semble ne pas avoir réussi à prendre la première place en tant que religion. En effet, malgré la réforme protestante anglaise, la religion la plus pratiquée au Ghana demeure le christianisme. Voici les statistiques rapportées par la C.I.A à ce sujet :

Christian  68.8%
 (Pentecostal/Charismatic 24.1%,
Protestant  18.6%,
 Catholic 15.1%,
 Other  11%),
Muslim 15.9%,
 Traditional  8.5%,
 other 0.7%,
none 6.1% (2000 census)

 

Il existe néanmoins une population non-négligeable de musulmans (17.6 %*) au sein du pays. Le Ghana se démarque par sa liberté religieuse et sa tolérance malgré la domination chrétienne établie. Effectivement, les conflits religieux sont pratiquement inexistants dans cette région à notre époque au sein des habitants (la secte Boko Haram exclue). Il est cependant important de remarquer que la majorité de la communauté musulmane du Ghana se trouve au nord du pays*. Pour finir, il est important de souligner que l’athéisme est très peu rependu au Ghana a près de 6.4 % seulement.

« Ghanaembassy.org* »

Principales villes : « Accra, la capitale, contient 10% de la population totale du Ghana. Kumasi est la capitale de la région d’Ashanti. Sekondi possède un port artificiel qui fût le premier port moderne construit au Ghana. Les autres villes dîtes « majeures » incluent Tema, Tamale et Cape Coast. Les gens vivant dans les communautés rurales comptent environ 37% de la population totale. »

Traduction littérale manuelle d’un texte trouvé sur le site officiel de l’ambassade du Ghana aux États-Unis.  Pour des raisons d’espace je ne m’éterniserai pas sur les spécificités économiques des grandes villes pour me concentrer sur la macroéconomie du pays. Cependant voici une Liste des 10 plus grandes villes du Ghana, leur population respective ainsi que leurs coordonnées géographiques.

 

Grandes villes

Rang par population Nom Population Latitude/Longitude
1 Acrra / Greater Accra 1.963.264 5.556/-0.197
2 Kumasi / Ashanti 1.468.609 6.688 / -0.839
3 Tamale Northern 360.579 9.401 / -0.839
4 Takoradi Western 232.919 4.884 / -1.755
5 Achiaman / Greater Accra 202.932 5.7 / -0.333
6 Tema / Greater Acrra 155.782 5.67 / -0.017
7 Teshi Greater Accra 144.013 5.584 / -0.107
8 Cape Coast / Central 143.015 5.105 / -1.247
9 Sekondi-Takoradi, Western 138.872 4.934/ -1.714
10 Obuasi, Ashanti 137.856 6.206/ -1.662

 

Informations tirées de : « http://www.geonames.org/GH/largest-cities-in-ghana.html »

Économie

ghana-humain-carte-1

Le focus principal de l’économique ghanéenne est sur le secteur primaire qui lui-même est dominé par la production agricole. L’exploitation minière est également présente au Ghana mais ne représente que 5 % du GDP total. En tout, près de 35 % du produit intérieur brut provient toujours de l’économie domestique ainsi que 55 % des ressources humaines dont la majorité sont de petits propriétaires de terres agricoles.

Attardons-nous donc aux principales productions représentant les différents secteurs économiques ;

Agriculture : L’agriculture représente près de 40 pourcent du PIB du Ghana, emploie de 60 à 70 pourcent de la force de travail et génère près de 55 pourcent du commerce extérieur. C’est donc l’industrie la plus importante du pays. Elle fait présentement face à plusieurs défis économiquement liés à la situation émergeante du pays notamment l’accès au crédit, des infrastructures inadéquates ou inexistantes, difficultés d’irrigation, difficultés de stockage, des coûts de transport élevés etc. Cette industrie exporte entre autres du cacao, du bois de construction et des fruits.

Le secteur minier représente environ 5 % du produit intérieur brut et représente près de 37 % des exportations. Il est dominé à 90 % par l’or faisant du Ghana le deuxième plus grand producteur d’or au Ghana (l’un des enjeux socio-économiques majeur est d’ailleurs à propos des profits de cette production ainsi que les règlementations les entourant. Sans oublier la majeure dépendance du Ghana au prix de l’or dû à ce profond focus économique qui peut devenir un problème majeur en cas de perte de pouvoir d’achat des consommateurs des pays développés.) Soulignons cependant que le Ghana est également un producteur de bauxite, de manganèse et de diamants.

Secteur secondaire : Étant donné la largeur du problème auquel fait face ce secteur je commencerai par en donner un court résumé avant de faire la présentation de ses différentes industries. Le Ghana fait face à une crise énergétique majeure qui pourrait sérieusement compromettre son développement et ultimement son avancée à travers les différents secteurs économiques. Cette crise se découvre à court terme par une croissance négative du secteur industriel à cause du manque d’énergie et des coupures de courant selon les récentes données de 2014. Le problème se situe au niveau de l’incapacité du gouvernement de produite assez d’énergie pour des raisons diverses. Le Ghana produisant en majeure partie son énergie grâce à ses centrales hydroélectriques et ses lacs artificiels (dont le plus grand du monde), il est directement affecté par les récents changements climatiques qui ont engendré une hausse de température importante responsable du volume d’eau moins élevé des bassins qui à son tour empêche les turbines de fonctionner. Un autre problème se situe au niveau de la macroéconomie du Ghana, le manque de capital et la faible valeur constante de la monnaie empêche le gouvernement d’investir dans son réseau énergétique et les investissements privés ne sont pas enclins à investir massivement à cause du pouvoir d’achat réduit des habitants ce qui pose un problème majeur lors de la collection des tarifs. Néanmoins des actions sont posées par les différents programmes d’aide au développement ainsi que plusieurs projets afin d’amenuiser l’impact de cette crise et d’en sortir à long terme en construisant de nouvelles infrastructures et en modernisant les centrales existantes.  En termes d’industrie, le Ghana se remarque surtout des autres pays africains par la métallurgie. Prenons par exemple l’industrie de l’automobile employant déjà une part non-négligeable de la population. Le graphique plus haut présente quelques informations supplémentaires sur la distribution de la main d’œuvre dans les différents secteurs.

 

Le secteur tertiaire quant à lui dépasse les secteurs primaires et tertiaires combinés en termes d’impact sur le PIB du Ghana (2015). C’est en effet une information troublante étant donné la notoriété acquise du gouvernement de la République du Ghana à ne pas être en mesure de distribuer ses services de manière stable et fonctionnelle.

 

Informations supplémentaires

PIB :  35,9 milliards de dollars (2015, DG Trésor)
PIB par habitant : 1342 dollars (DG Trésors, 2015)
Taux de croissance :  3% (FMI, 2015)
Taux de chômage :  4,2% (Banque Mondiale, 2010)
Taux d’inflation :  17,3 % (FMI, 2015)
Principaux clients  (DG Trésor, 2015) : UE (28%), Iran (20,4%), Afrique du Sud (18,2%)Principaux fournisseurs (DG trésor, 2015) : UE (31,2%), Chine (22,8%), Inde (6,1%)

« CIA »

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Ghana Statistical service, 2015) :

agriculture :  22 %
industrie :  27%
services :  52%

“Focusafrica.gov.in/sector_profile_ghana.html” “African Economic Outlook” “BBC News” “World Bank” “Budget 2010”

 

ghana-humain-carte-2-1

  • Ghana statistical service

ghana-humain-carte-2

 

 

Situation politique

Le Ghana est un pays qui défie les stéréotypes persistants sur le continent africain.  Effectivement, malgré l’idée persistante que l’Afrique est un continent instable et violent, cet oasis de paix (relative) et de démocratie est un exemple à citer tant pour la modernisation des méthodes de gouvernement inspirée de la politique américaine, mais son implication dans le processus promettant un intérêt pour le droit de l’homme. Accédant à l’indépendance de l’Angleterre en 1957 (non sans quelques révoltes) qui était devenue beaucoup plus faible suite à la deuxième guerre mondiale, Le Ghana a bien entendu du traverser des périodes troubles depuis son affranchissement mais depuis le coup d’État du 31 décembre 1981 par le lieutenant Jerry Rawlings et l’instauration de la démocratie par « le fusil comme figure tutélaire de la force, de la répression arbitraire mais aussi comme symbole de protection, d’autorité et de sécurité et d’autre part, un discourt à substrat biblique ou responsabilité, justice sociale, pouvoir au peuple, travail, probité , bien-être général etc. étaient élevées en valeurs cardinales. L’alliance de ces deux ressources déboucha sur une révolution morale contre le fléau de la corruption *. »   Relativement bien sûr à cause du haut taux de corruption toujours présent dans la politique. Un livre pourrait être écrit sur la décolonisation donc pour faire court j’ajouterai simplement que la pression démocratique américaine et la menace soviétique ont également joué un rôle dans la libération des colonies comme le Ghana.  Cela dit le Ghana n’est pas immunisé aux problèmes intestinaux et les problèmes concernant l’exploitation d’or illégale et le trafic de drogue (principalement la cocaïne) dans le golfe de guinée en sont des exemples concrets.

 

Politique extérieure du Ghana

 

La politique extérieure du Ghana est quant à elle beaucoup moins idyllique notamment à cause de disputes incessantes avec ses voisins au sujet de ressources comme le pétrole et la présence de la secte terroriste Boko Haram dans la région. Cependant, le développement économique intéressant du Ghana qui est passé dans la tranche inférieure des pays à revenus intermédiaires, la remarquable insistance sur la démocratie et l’ouverture sur le monde du Ghana sont des éléments à considérer lorsque l’on assume à tort que le Ghana n’est qu’une enclave du trafic de cocaïne et de pauvreté. Membre de plusieurs communauté internationales et impliqué dans plusieurs causes d’intérêt mondial, ce pays mérite une reconnaissance internationale. En voici plusieurs exemples :

« (NEPAD), Membre du Conseil de sécurité des Nations unies en 2006-2007, le Ghana l’a présidé en août 2006. CEDEAO,  engagé depuis plus de 25 ans dans de nombreuses opérations de maintien de la paix de l’ONU (Sierra Leone, Liban, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Mali…). Il a apporté son soutien à la résolution des conflits en Côte d’Ivoire (médiation en 2003 et 2004) et au Libéria. Membre associé de l’OIF. En tant que Président de la CEDEAO, le Président Mahama est actif sur la résolution de la crise au Mali, la signature de l’Accord de Partenariat Économique régional avec l’Union européenne, la transition au Burkina Faso, la lutte contre Boko Haram et contre l’épidémie Ebola. La Ghana a accueilli à Accra le siège de la Mission des Nations unies pour la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER). »

Information tirée en majorité du site : « http://www.diplomatie.gouv.fr/ »

Informations générales classées

Taux de natalité 30.8/1000
Taux de mortalité 7.1 / 1000
Mortalité infantile 36.3/1000
Espérance de vie 66.2 ans (2015)
Population en dessous de quinze ans 38.2 % (Male 5, 164,505 / Féminin 2, 522,353)
Population de plus de soixante-cinq ans 4.19%(Male 642,984/Féminin 678,784) 2010-15 estimé
Indice de développement humain 138/187 (2014)
Taux d’alphabétisation 76.6 % (2014)
Stade économique 1er (économie basée sur les facteurs de production)

 

Information tirée en majorité du site internet de la « CIA » et Atlas

Cartes

ghana-humain-carte-3-png

ghana humain carte 4.png.jpg.png

 

*Voir les deux dernières références de la partie 3 pour les sources des cartes

 

 

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