Les problèmes économique du Ghana

Il est important non seulement de souligner les différents problèmes et enjeux pertinents d’un pays mais il convient également de laisser à César ce qui lui revient. Le Ghana est un pays riche en ressources naturelles, merveilleusement diversifié au niveau ethnique, culturel, langagier et religieux. Un pays qui s’est révélé être stablement diplomatique, fortement impliqué dans les actions internationales, dédié à la paix et à l’amélioration de la qualité de vie de ses citoyens.

Cependant, le Ghana fait toujours partie des pays en voie de développement et fait face à son lot de problèmes. Des problèmes que l’on pourrait simplement qualifier de défis liés à la transition économique du Ghana à l’ère de la modernité.

Territoire géographique

–          Problèmes liés à l’exploitation minière : Reflet de la difficulté avec laquelle le gouvernement tente d’exploiter les multiples ressources présentes en sol ghanéen. Explication de la problématique en général puis présenter l’exemple des ouvriers chinois clandestins profitant de la faiblesse du gouvernement pour s’approprier les profits des mines d’or.

Production minière

–          Le Ghana est le 7ème plus grand producteur mondial d’or, produisant plus de 102 tonnes d’or. Il est aussi le 2ème plus grand producteur d’or sur le continent africain derrière l’Afrique du Sud. Le Ghana a la 9ème plus grande réserve mondiale de diamants et est le 9ème plus grand producteur de diamants au monde.

–           Cependant, le Ghana a sur les bras plusieurs problèmes quant à l’exploitation de son sous-sol. En effet, ces ressources sont difficiles d’accès puisque souvent sous un sol recouvert de forêt ou encore par manque de fond et d’infrastructure décente facilitant l’exploitation minière. Un autre problème relié à l’exploitation est la présence d’ouvriers chinois clandestins qui volent une partie des ressources exploitées.

 

*Le développement du secteur minier pose des défis relatifs à la préservation de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que le problème du respect des droits économiques, sociaux et culturels des communautés vivant sur ces sites. *

Dans les pays qui disposent de ressources minières abondantes comme dans le cas du Ghana, on constate que l’exploitation de ces ressources est souvent liée à la pauvreté accrue des populations locale. Un concept appelé *paradoxe de l’abondance*. Des mesures sont donc à prendre afin de développer l’industrie minière (principalement centrée sur l’or) en une entité responsable et consciencieusement impliquée dans l’élévation du niveau de vie des populations aux alentours. Malheureusement, ces ressources minières se trouvant la majorité du temps dans des zones de forêts denses, des terres agricoles et des systèmes fluviaux, l’impact de cette industrie de sera pas facile à contrôler. De plus, plusieurs études à ce sujet sur les pays en pays en voie de développement ont démontré que les mesures légales pour ces industries ne sont pas suffisantes pour réduire les risques socioéconomiques et environnementaux. Les entreprises sont donc encouragées à travers des efforts internationaux comme le RSE (responsabilité sociale et environnementale) à dépasser ces standards.

Concrètement, voici les questions posées aux investisseurs potentiels ainsi qu’aux industries :

  1. Par quels moyens la protection de la biodiversité sur laquelle dépendent fortement les populations pauvres est-elle fermement assurée ?
  2. Comment est-ce que les droits économiques, sociaux et culturels de ces populations sont-ils garantis à l’égard des entreprises minières puissantes qui ont consenti à des concessions pour l’exploration ou l’exploitation et dont leurs activités empiètent de plus en plus sur les ressources naturelles (notamment, la terre, les forêts, la faune) qui constituent les principales sources de revenus de ces communautés ?[1]

 

–          Problèmes liés à l’agriculture Climat sécheresse, précipitations imprévisibles etc. : L’agriculture prend toujours une place trop grande dans l’économie du Ghana. Malgré le fait que près de 60 % de la population participe à cette économie, l’agriculture pratiquée au Ghana est majoritairement une agriculture de subsistance en partie à cause de l’imprévisibilité des précipitations dans certaines zones du pays. De plus, les infrastructures agricoles étant loin d’être modernes et les activités mal organisées, il est évident qu’une restructuration est nécessaire afin d’assurer une redistribution des vivres et d’en améliorer l’efficacité déficiente.

Production de pétrole et de gaz naturel

–           Le Ghana produit et exporte beaucoup d’hydrocarbures comme le pétrole et le gaz naturel. La société de gestion des gisements de l’État du Ghana,  la Ghana Oil Company est le premier fournisseur de pétrole et de gaz à la population au Ghana. De plus, la société pétrolière nationale, Ghana National Petroleum Corporation gère la production de toutes les réserves de pétrole et de gaz naturel du Ghana. Le Ghana vise à accroître la production de pétrole à 2,2 millions de barils par jour et à 34 000 000 mètres cube de gaz par jour.

–            Le champ de Jubilee du Ghana qui contient jusqu’à 3 milliards de barils de pétrole brut, a été découvert en 2007, cette découverte a permis le développement de nombreux autres champs connexes à l’industrie pétrolière au Ghana. Grace à cette découverte, le Ghana pourrait atteindre 5 milliards de barils à 7 milliards de barils de pétrole dans les réserves de son sous-sol, ce qui le ferait passer en cinquième rang en termes de possessions de la ressource en Afrique et de 21e à 25e au monde. Il est également le sixième en Afrique et 49e mondial en termes de possessions de réserves de gaz naturel. L’exploration pétrolière et gazière au large de la côte orientale du Ghana dans le golfe de Guinée est en cours et la quantité de pétrole brut et de gaz naturel continue d’augmenter. Le gouvernement du Ghana a élaboré des plans pour nationaliser les réserves de pétrole et de gaz naturel du Ghana pour augmenter les revenus publiques.

 

Voici les 3 questions majeures au développement de cette industrie.

– Pourquoi l’agriculture est-elle si importante ? Pourquoi est-ce que le Ghana devrait se centrer sur l’agriculture en particulier ?

Il y a 5 raisons pour lesquelles les politiques agraires sont importantes pour le développement du Ghana à long terme :

Réduction de la pauvreté :         Évidement l’amélioration des méthodes de production est à la foi bénéfique à la production elle-même mais peut également devenir un levier permettant aux populations pauvres de produire un revenu si l’exportation est également développée à son plein potentiel. Prenons par exemple l’exceptionnel développement économique de la Chine. Le pourcentage de pauvreté dans ce pays est tombé de près de 50 pourcent en 1981 à environ 20 % en 1991 puis à 5 % en 2005. Au total, près de 500 millions de chinois sont passé au-dessus de la ligne de pauvreté entre 1981 et 2004 pendant que 130 millions d’africains passaient au-dessous de celle-ci à la même période. Selon certaines théories comme celle de Christianson et Demery proposent l’idée que la stratégie de développement africaine basée sur l’agriculture et le développement rural peuvent avoir un grand impact sur la pauvreté en attendant l’évolution vers le secteur secondaire et tertiaire puisque cette production est la plus accessibles aux habitants vivant sur l’abondance de terres arables africaines.

Développement humain :          Tous le pays traversent généralement par 3 phases de développement : d’une économie basée sur l’agriculture vers une industrie de transformation puis vers l’urbanisation. Généralement parlant, le fait de développer le secteur primaire en priorité permet également une croissance dans les secteurs de transport et de transformation également et crée un effet multiplicateur au niveau économique. La suite devrait se présenter sous forme d’infrastructures, de services aux entreprises et l’accroissement du marché. Plusieurs exemples sont cités sur cette théorie dont les plus flagrant sont la Chine et l’Inde.

Sécurité alimentaire :                   En 2008, la crise mondiale du prix de la nourriture a attiré l’attention sur des questions de sécurité alimentaire. L’augmentation de la production d’aliments est une condition majeure au Ghana pour la protection de sa sécurité alimentaire. Puisque plusieurs pays producteurs ont limité leurs exportations (Argentine, Inde, Thaïlande) et que certains autres développés ont recours à des subventions pour sauver leurs secteurs primaires (U.S.A), le meilleur moyen des pays en voie de développement d’assurer leur sécurité alimentaire est d’améliorer leur production en vue de la création d’une réserve suffisante et d’améliorer les infrastructures pour rentabiliser cette production accrue.

L’Agriculture et (OIl-driven Dutch Disease)

Malgré la récente découverte de pétrole au Ghana, la révolution agriculturale doit tout de même être priorisée. Un exemple à étudier dans ce cas est celui de l’Indonésie et de son attitude par rapport au marché de l’exportation. Une dévaluation massive et une insistance d’investissement dans la communauté rurale, les infrastructures et le crédit aux producteurs agraires ont contribué à abaisser le taux de pauvreté de 45 % à près de 14 % entre les années 70 et 90.

L’agriculture et le changement climatique

Plusieurs effets parfois nébuleux ou difficiles à saisir dans leur complexité écosystémique sont à prévoir avec les changements climatiques. Pourtant, l’un des plus faciles à prédire est l’impact de l’augmentation de la température sur les pays en voie de développement. Une étude sur ces changements par Cline (2007) conclue que les pays en voie de développement près de l’équateur verront des enjeux importants apparaître au niveau de l’agriculture. Pour le Ghana, l’estimé est une perte de 5 % à 15 % de production dans l’agriculture principalement dans la région Nord plus pauvre du pays. Malgré le fait que cette crise ne soit pas à court terme, il faut que le gouvernement ghanéen s’emploie à trouver des solutions à ces nouveaux enjeux et qu’il priorise la production agriculturale avant qu’une baisse drastique affecte son économie.

La multiplication et l’intensification des précipitations, des inondations et des glissements de terrain, auxquels s’ajoutent des périodes prolongées de sécheresse et de forte chaleur, sont liés à l’évolution des conditions climatiques. Ces événements extrêmes et imprévisibles ont des conséquences dévastatrices pour le développement socio-économique et la sécurité alimentaire du pays, en particulier pour les millions de Ghanéens dont les moyens de subsistance dépendent de l’agriculture et du bétail.

Près de 70% de la population dépend, directement ou indirectement, de l’agriculture et de la sylviculture. L’industrie de l’alimentation et de l’agriculture sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Certaines cultures agricoles fondamentales sont particulièrement sensibles, comme les céréales vont être affectées par les tendances du climat, ce qui compromettra les moyens de subsistance de la majorité des Ghanéens.

En somme, l’agriculture du Ghana à un potentiel significatif de croissance au-delà du niveau des dernières années qui pourrait être insoutenable, cette croissance ne peut être atteinte que par une forte approche pro-agriculture d’addition de terres ou d’augmentation de la production des terres déjà exploitée en plus des investissements de fonds publics essentiels. Cette approche pourrait révolutionner la vie rurale au Ghana et changer le visage de la pauvreté de ce pays jusqu’au nord.

 

-Qu’est-ce qui est à faire ? Quels sont les facteurs clef pouvant aider le Ghana dans sa révolution agraire ?

Voici brièvement les changements qui devront être effectués si cette révolution doit être engagée.

Ressources : plusieurs ressources sont essentielles pour les petits producteurs ruraux : des terres agricoles, une éducation, l’accès à l’eau potable, la finance et l’expertise.

Marchés : les programmes gouvernementaux devront être changés afin de permettre aux petits producteurs d’avoir un accès au marché plus avantageux. Leur efficacité, ampleur et rentabilité doivent être réévalués dans trois catégories distinctes : les infrastructures rurales, le marché d’acheteurs et le marché de production.

Infrastructures rurales : Il existe désormais un consensus clair sur la nécessité criante d’investissements dans les infrastructures en vue du développement des terres agricoles en milieux ruraux. Cette étape est cruciale au développement de la production agricole puisque des statistiques démontrent qu’une augmentation d’un pourcent des investissements en Chine dans l’irrigation a permis une réduction de la pauvreté d’1.2 pourcent. Ce fait se révèle troublant lorsque l’on constate qu’environ 4 % des terres seulement sont correctement irriguées en Afrique. De plus, l’expérience du Vietnam a démontré que les individus vivant dans des communautés reliées à un système routier bénéficiaient d’une augmentation des chances d’échapper à la pauvreté de près de 70 %. L’accès à l’électricité procure également des avantages similaires à l’irrigation au niveau de la productivité. L’analyse rigoureuse des opportunités d’effet de multiplicateur économique des différentes régions devra également être effectuée afin de prioriser les secteurs qui bénéficieraient le plus de ces améliorations et les rendraient rentables et efficaces. Une opposition à ces investissements est à prévoir étant donné l’opinion publique en faveur d’investissements urbains en opposition aux investissements ruraux.

Marchés d’achat :           L’augmentation de la production agriculturale nécessitera l’adoption de nouvelles cultures et l’utilisation de fertilisants. Ces changements nécessiteront des études sur les technologies proposées afin d’en découvrir les risques et de permettre l’adoption des cultures et des produits qui sont le mieux adaptés au territoire. L’utilisation de subventions est à prévoir tant qu’elles sont clairement temporaires.

Marchés de vente :       La participation des petits producteurs à certains marchés très lucratifs de production représente une opportunité avec l’avènement de la révolution des supermarchés. En assumant que les infrastructures, les services d’extensions et les instruments financiers sont mis en œuvre pour assurer la réussite de cet engagement.

Institutions :      Certaines institutions seront nécessaires à l’avènement d’une révolution agraire. Les organisations de producteurs en sont un exemple permettant de devenir plus compétitif sur le marché. Les institutions de recherche et développement devront être gérée de sorte que les nouvelles technologies soient exploitées dans les milieux ou elles produiront des effets à leur plein potentiel. Pour y arriver, ces institutions devront être mieux subventionnées et être réorganisées, l’avènement des plantations génétiquement modifiées les rendant indispensables à l’ère moderne de production. Comme il fût également dit précédemment, il est primordial que les services de base soient étendus aux régions plus éloignées ce qui représente un défi pour les institutions. Un dernier rôle que celles-ci devraient remplir le plus tôt possible est la correction de l’écart entre les genres dans l’agriculture Ghanéenne. Les femmes étant souvent confinée à la production de nourriture alors que les hommes se concentrent sur la production destinée au marché, une correction de cette situation pourrait augmenter la production de 10-20% (Udry) et faire avancer l’égalité.

 

–          Problèmes liés aux changements climatiques : La perspective d’une hausse du niveau des océans et l’impact sur les principaux ports du Ghana, augmentation de la température globale causant une baisse du niveau des lacs (y compris le plus grand lac artificiel au monde) provoquant une baisse dans le potentiel énergétique des centrales hydroélectriques alimentées par les turbines. La hausse des températures implique également nécessairement l’aggravement des sécheresses causant en partie les problèmes d’agriculture.

Développement des services

–          La Santé

Le système ghanéen de soins de santé est géré par le GHS (Ghana Health Service) établi en 1996. C’est un organisme fondé à même les fonds publics malgré le fait qu’il opère indépendamment du gouvernement afin de lui permettre une plus grande autonomie et une flexibilité accrue. Il existe également des hôpitaux privés et des missions caritatives ou religieuses qui ne sont pas gérées par le GHS et qui opèrent en sol Ghanéen. Un organisme fût créé en 2004 appelé le système d’assurance santé national (NHIS) ayant pour but d’aider financièrement la distribution des soins de santé. Ce fût un échec accablant puisque seulement la moitié des habitants environ ont participé à cette initiative par manque de moyens. C’est pourquoi la pseudo-médecine et autres formes de traitement peu orthodoxes ont pris racine au Ghana au nombre de près de 45,000. Ce problème se concentre surtout en zones rurales ou les centres de santés sont plus éloignés, près du quart des Ghanéens résident à plus de 15 km d’un médecin. Cette situation a d’ailleurs été adressée par le gouvernement puisque les professionnels de la santé reçoivent près de 10 fois le salaire moyen au Ghana.

Un survol des enjeux au niveau de la santé au Ghana révèle que les virus tropicaux prolifèrent au Ghana. La malaria causée par les insectes est d’ailleurs la maladie la plus fatale avec son taux de mortalité d’1/900. D’autres maladies causées par les insectes incluent la maladie du sommeil et l’aveuglement des rivières. Le manque d’installations sanitaires est également un enjeu en soi puisque 90 % de la population du Ghana n’y a pas accès, causant des maladies graves. En terminant, il est à souligner que près de 2 % de la population est classée séropositive et que près de 18,000 cas se révèlent fatals chaque année, condamnant près de 160,000 enfants ghanéens à grandir avec un seul parent.

 

  • Énergie

Problèmes dus au manque d’infrastructures (pannes de courant électrique et eau potable) Une crise énergétique majeure paralyse les industries ghanéennes. En effet, un ralentissement économique important est observable et est au moins en grande partie attribué à l’incapacité du gouvernement du Ghana à délivrer des services énergétiques viables et fiables à l’industrie, aux commerces ainsi qu’au public. Ce problème ne s’applique pas qu’à l’électricité puisque malgré les améliorations des dernières années au système de distribution des services, même l’eau potable peut devenir une denrée rare dans certaines régions du pays.

L’une des chaînes empêchant au Ghana de pleinement accéder à la croissance économique est son système de distribution d’énergie électrique. En 2004, le pays compte près de 2000 Méga Wat disponibles pour une population de 25 millions qui grandit à près de 2.1 % par année. La cible visée pour 2016 était de 5,000 MW dont 10 % seraient produites de sources renouvlables. Voici les solutions avancées par l’organisme « Power Africa » pour atteindre cette cible :

1-Construire un plan transparent pour le développement et l’organisation de l’exploitation des substantielles sources de gaz naturels en sol ghanéen.

2-Initialiser une approche transparente à moindre coût pour générer l’expansion incluant le recours aux enchères pour les contrats.

3- Un coût et une allocation de l’énergie hydroélectrique plus efficaces.

4-Créer un plan intégrant les secteurs de génération, de transmission et de distribution de l’énergie afin de parvenir à une efficacité accrue.

5-Faire une enquête sur les besoins énergétiques des différentes régions

6-Étendre la production d’énergie de sources renouvlables (le Ghana produit déjà une partie de son énergie sous forme d’hydroélectricité grâce principalement à des lacs artificiels, barrages et turbines.)

 

Il est primordial de mentionner que le projet « Power Africa » et les autres projets de financements hors du Ghana sont extrêmement importants au projet d’améliorer la distribution des services et à la création de cette énergie. Le but de ces différents projets est de travailler de pair avec le gouvernement Ghanéen, les gouvernements extérieurs et les ressources privées afin de développer ces secteurs et non pas simplement de donner les fonds au gouvernement. Cette stratégie permet non-seulement un plus grand contrôle sur la direction de ces investissements mais également une plus grande visibilité internationale pour les pays comme le Ghana.

stat

–          L’éducation et les médias (présence des deux, difficultés par rapport aux multiples langues parlées et la diversité culturelle. La présence d’un très haut taux de croissance illustre un manque par rapport à l’éducation des femmes.) Besoin de statistiques plus étendues.

D’énormes progrès ont été accomplis au niveau de l’éducation au Ghana depuis la période ou les seuls susceptibles de recevoir une éducation étaient choisi par intérêt des différentes forces religieuses et coloniales. Le gouvernement prend des mesures solides pour faire progresser la qualité d’enseignement et l’accessibilité de l’éducation pour tous. Les points clé du modèle d’éducation Ghanéen sont contenus dans le document : Education Strategic Plan 2010-2020 ( l’éducation est majoritairement faite en anglais) qui identifie l’accès et la qualité de l’éducation comme étant les objectifs primordiaux. De plus, il contient des indications concernant l’importance grandissante des sciences et technologies à l’ère moderne.

L’un des plus grands moteurs de cette révolution éducative au Ghana est en réponse aux accord internationaux comme le « Millennium Development Goals » (MDG) et le « Education for All » (EFA). Ceux-ci incluent des clauses sur les infrastructures, l’égalité des sexes, la nécessité d’amélioration d’accès universel du niveau primaire, l’accès au matériel et uniformes scolaires au démunis et des programmes de récompenses aux enseignants qui travaillent en milieux défavorisés ou fortement ruraux.

Pourtant, plusieurs enjeux demeurent en ce qui a trait à l’éducation au Ghana mais le gouvernement a déjà mis en place plusieurs programmes réactifs permettant de les régler. Ces sujets sont surtout centrés sur la disparité entre la participation des femmes et des hommes au système d’éducation, à la distribution des services scolaires et aux manques de fonds. Ce premier enjeu a été adressé en mettant l’accent sur les jeunes femmes de milieux pauvres afin de leur fournir le nécessaire à joindre le programme scolaire. Une modernisation du matériel scolaire a également été nécessaire afin d’appliquer les normes d’égalité des sexes et de retirer toute forme d’éducation archaïque des jeunes filles de ces documents ainsi que les stéréotypes. Elles ne sont pas non plus les seules à se retrouver sans possibilité d’éducation puisque ce service se concentre encore majoritairement dans les villes, les communautés rurales sont donc aux prises avec les plus hauts taux d’analphabétisme. Des programmes ont donc été développés afin d’encourager les enseignants à se déplacer en région afin d’étendre ces services. Malgré tous ces efforts pourtant, il reste un problème. Le Ghana est aux prises avec un manque criant de fonds pour accomplir tous ces projets ce qui peut même aller jusqu’à créer des classes « sous les arbres ». Puisque les professeurs se fonts rares et les fonds aussi, la majorité de ces professeurs ont une éducation insuffisante pour enseigner et parfois même aucune éducation. Il est primordial pour le Ghana d’implémenter des moyens de récolter des fonds à injecter dans le système éducatif pour atteindre les buts mentionnés ci-dessus.

Les enjeux économiques du Ghana

–          La pression économique des pays extérieurs : Même en prenant en compte la quantité de ressources en sol ghanéen, ce pays devra faire face à une compétition extrême contre les autres pays en voie de développement. De plus, les pays importateurs ayant intérêt à garder le prix des matières premières basses, le Ghana devra faire en sorte de devenir une force capable de négocier sur le marché international. Prenons par exemple le marché du diamant qui est fortement influencé par l’inflation artificielle du prix en n’en distribuant que très peu sur le marché ( concept de création de rareté)

–          L’immigration illégale (chiffres réels introuvables puisque très peu de chances de réussite d’un recensement, cependant constitue un facteur important puisqu’elle a un impact sur le chômage et le travail non-imposé (besoin info sup)

–          Urbanisation plus 1.8 % de croissance = manque de contrôle sur le travail, la récupération de taxes ce qui cause en partie le manque de service 40 % du travail ne serait pas imposé à cause du manque de couverture gouvernementale sur l’emploi. Également un taux de chômage très élevés et les ouvriers qui sont imposés sont généralement des ouvriers mal ou non qualifiés.

 

En conclusion : le Ghana est effectivement l’un des grands espoirs en ce qui a trait à la liberté, la démocratie, le libre marché et le développement général de l’indice de développement humain africain. Cependant, il est évident que l’entrée dans l’ère moderne de ce pays ne se fera pas sans la résolution des différents enjeux traités ci-dessus. Le gouvernement se devra d’employer des mesures de collectes de taxes mieux organisées tout en préservant ses frontières. Cet argent devra par la suite être investi dans l’optique d’une organisation infrastructurelle permettant la répartition des différents services de base aux habitants du pays. Il va de soi que le monde de la théorie est infiniment plus simple que la réalité. Toutefois, l’avenir semble être effectivement meilleur pour le Ghana

 

 

[1] Afrique : Étude Des Impacts Sociaux Et Environnementaux de L’exploitation Minière au Ghana, en Guinée et au Niger

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